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CODERPA
Page en cours de mise à jour CO.DE.R.P.A. de La Sarthe– Comité départemental des retraités et personnes âgées
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|  | Depuis l’année 2005, et suite à la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, « le Comité départemental des retraités et personnes âgées est une instance consultative placée auprès du Président du Conseil général ».
Les modalités de composition et de fonctionnement du CODERPA de la Sarthe ont été adoptées par l’Assemblée Départementale le 17 décembre 2004 et ses membres ont été nommés par arrêté du Président du Conseil général.
Lors de la première assemblée générale le 14 mars 2005, qui a installé le Coderpa, M. Michel TERRAL a été nommé Président parmi les 3 collèges composés de représentants départementaux d’associations et d’organisations de retraités et personnes âgées, des principales professions concernées par l’action sanitaire et sociale en faveur des personnes âgées et des collectivités locales et principaux organismes. Le Coderpa, instance à caractère consultatif, constitue un lieu de dialogue, d’information et de réflexion au sein de laquelle les représentants des retraités participent à l’élaboration des mesures de toute nature les concernant, en concertation avec des professionnels et les principaux organismes chargés de mettre en œuvre les actions en leur faveur au sein du Département de la Sarthe.
Le secrétariat est assuré par la Direction Générale Adjointe des Interventions Sanitaires et Sociales du Conseil général, au secrétariat de la Direction des Personnes Agées – Personnes Handicapées. Au delà des convocations et du compte rendu des réunions, il assure le prolongement du travail des commissions qui nécessite recherches de documents et études approfondies.
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Le suicide des personnes âgées
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|  | Un des thèmes de réflexion de la commission « Protection des personnes âgées » animée par Madame Françoise Vitiello-Riggi, a été le suicide des personnes âgées. Plusieurs intervenants ont apporté leur témoignage et leur expertise sur ce sujet (médecin, psychologue clinicien, responsables associatifs...). Le suicide des personnes âgées est en hausse dans l’indifférence générale : passé un certain âge, la mort ne surprend plus. Cette violente réalité reste trop souvent occultée. A l’inverse du suicide de l’adolescent, le suicide de la personne âgée provoque peu d’émoi médiatique. Il est sous évalué et banalisé, alors même que les chiffres sont accablants.
Quelques chiffres
Au cours des vingt dernières années, les taux de suicide ont toujours été plus élevés en Pays de La Loire qu’en France. Au niveau régional, comme au niveau national, le taux de suicides masculins est trois fois plus élevé que le taux de suicides féminins. Le suicide a été à l’origine de 775 décès en 2005 dans les Pays de La Loire, dont 162 en Sarthe. Malgré un mouvement de baisse de la mortalité depuis le milieu des années 80, la situation régionale reste défavorable surtout pour les hommes. La surmortalité dans le département de La Sarthe est particulièrement élevée pour les hommes (+58%) comme pour les femmes (+83%). A titre indicatif : - Taux de mortalité 9,4 contre 9 pour la France ; - Taux de vieillissement 70,6 contre 64,3 ; - Les personnes âgées de plus de 65 ans représentent 20% de la population sarthoise ; - Démographie médicale (2003) : 479 médecins généralistes en Sarthe (densité de 90 contre 114 en France) et 72 médecins psychiatres ; - Les chiffres de l’INSEE mettent en évidence un nombre de suicides de 50% supérieur en milieu rural.
Facteurs de risque
C’est vrai, on le dit, les personnes âgées sont fragiles, en sursis. Elles se sentent aussi un peu mal aimées. D’ailleurs au moment de la canicule de 2003, n’a-t-on pas entendu dire « devons-nous nous émouvoir à l’excès, de ces gens déjà fragiles, morts le mercredi au lieu du vendredi ? ». Une étude a mis en évidence, comme un des premiers facteurs de risque, la perte de viabilité financière. Celle-ci créerait un sentiment d’insécurité, de dépendance vis-à-vis de la société, des enfants, la sensation d’être inutile, et qui plus est, malade pesant aussi sur le budget de la santé. Dans un tiers des cas, ce sont des personnes dépressives qui se suicident. D’autres, victimes d’un « syndrome de glissement » se laissent mourir. Le plus souvent ce sont des personnes isolées, loin de leur famille ou qui n’en ont pas, sans entourage amical, ni voisinage, qui sont dans le refus. Refus de se lever, de marcher, de s’alimenter, de suivre un traitement, et qui font parfois preuve d’agressivité. Ce sont aussi des personnes en grande souffrance morale et physique, pour qui la seule issue, le seul remède est la mort.
La prévention
L’écoute centrée sur la personne semble une approche efficiente dans la prévention primaire du suicide. Mais savoir écouter ne s’improvise pas, il faut être formé pour savoir entendre l’intensité de la détresse et de l’angoisse qui s’exprime. On constate que trop souvent les réalités professionnelles relèguent l’écoute au second plan. Pour prévenir le suicide, il faut : - sensibiliser tous les acteurs gérontologiques, - coordonner les actions de prévention et la mise en réseau des acteurs pour encourager l’entraide, le soutien des plus fragiles, - repérer les personnes en état de mal-être qui ont perdu l’estime d’elle-même, qui se sentent impuissantes, angoissées, - informer le plus possible le grand public. Ces préconisations faites par les membres de la commission rejoignent celles des intervenants qui ont été consultés.
Conclusion
Le suicide des personnes âgées ne peut pas se réduire à une statistique. L’augmentation du taux de suicide avec l’avancée en âge n’est pas naturelle, même si avec la vieillesse les projets et les perspectives se réduisent. On ne peut plus en rester là. Jeunes et vieux, chacun a sa place : les jeunes sont l’avenir, mais les anciens sont la mémoire, et transmettent des valeurs comme la prévenance, la courtoisie, la politesse, la civilité qui sont des digues simples mais solides pour préserver le respect mutuel. Non, ces valeurs ne sont pas devenues de vains mots privés de sens. Elles ne sont ni surannées, ni démodées, ni incongrues. Elles rassurent, aident à vivre, cimentent l’édifice de notre société. Le sourire au milieu des larmes. Peut-être que ceux qui se donnent la mort voulaient simplement vivre, mais autrement… peut-être.
Les propositions de la commission
Il faudrait repérer les personnes âgées : · qui ont un syndrôme de glissement, · qui sont dépressives : les personnes en état de mal-être. Pour cela, il faudrait développer le soutien et la prévention de l’isolement.
Modalités pour formuler des propositions : 1. Réflexions ; 2. Travail avec les associations d’aide à domicile et les CLIC pour étudier leur approche du risque ; 3. Travail avec des représentants de la gérontologie psychiatrique ; |
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© CG72
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