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Santé


 


 La personne de confiance



 Les directives anticipées



 La couverture maladie universelle (CMU) - La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C)- L'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS)



 Soins de podologie remboursés pour les personnes à risques






 La personne de confiance



Déjà prévu par la loi de 2002 sur la qualité du système de santé, le rôle de la personne de confiance est précisé et renforcé par la loi d’avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie. 
 
 

Toute personne majeure peut désigner une personne de confiance : membre de la famille, proche ou médecin traitant. La désignation est faite par écrit et est révocable à tout moment. Avec l’accord du patient, la personne de confiance l’accompagne dans les démarches et assiste aux entretiens médicaux.
A noter qu’un patient sous tutelle ne peut pas désigner une personne de confiance. Si cette dernière a été désignée avant la mise sous tutelle, son rôle pourra être confirmé ou infirmé par le juge des tutelles.
Lors d’une hospitalisation, il sera proposé au patient de désigner une personne de confiance pour la durée de l’hospitalisation ou pour une durée plus longue si le patient le décide.
La personne de confiance est consultée pour toute décision concernant un patient hors d’état d’exprimer sa volonté. Son avis prime sur tout autre avis non médical, y compris émanant de la famille. En revanche, en présence de directives anticipées, ce sont ces dernières qui prévalent.
 
Loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, JO 5 mars 2002. Loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, JO 23 avril 2005.



 Les directives anticipées



La loi d’avril 2005 a mis en place la notion de directives anticipées. Ces dernières permettent à toute personne majeure d’exprimer ses souhaits sur sa fin de vie.


Elles ne sont prises en compte que si le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté. Les directives anticipées doivent être rédigées par écrit, datées et signées par leur auteur, identifié par son nom, prénom, date et lieu de naissance. Lorsque l’auteur ne peut pas rédiger luimême les directives, il peut demander à deux témoins d’attester qu’elles sont bien l’expression de sa volonté. Le médecin peut également joindre un certificat attestant que le patient est apte à exprimer sa volonté. Les directives anticipées ont une durée de validité de trois ans et doivent, en conséquence, être renouvelées au moins à cette fréquence. Elles sont modifiables et révocables à tout moment. Elles peuvent être renouvelées par simple décision de confirmation signée par leur auteur. Chaque renouvellement fait courir une nouvelle période de trois ans. Elles doivent être facilement accessibles pour le médecin. Ce dernier doit en prendre connaissance avant toute décision concernant un traitement ou son arrêt, une opération sur un patient hors d’état d’exprimer sa volonté. Les directives anticipées n’ont qu’une valeur indicative. Elles ne lient pas le médecin.

Loi n°2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, JO 23 avril 2005.




 La couverture maladie universelle (CMU) - La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C)


 La couverture maladie universelle - CMU



Le grand principe de la couverture maladie universelle est de garantir à tous une prise en charge des soins par un régime d'assurance maladie sur critère de résidence et une couvertrue complémentaire gratuite pour les personnes les plus démunies.


DISPOSITIONS PRINCIPALES :

. Régime de base
. Résidence stable et régulière
. CMU gratuite si les ressources de l'ensemble du foyer (demandeur et ayants droit) sont inférieures au plafond.
. Ressources supérieures au plafond : cotisation de 8% du montant du dépassement.

Plafond de ressources annuel du 1er octobre 2007 au 30 septembre 2008 :
8 644 €
(56 701 F)
Au-delà les usagers sont redevables d'une cotisation de 8%.


 La couverture maladie universelle complémentaire



 
La mise en place de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) complète le dispositif d’une couverture universelle. Elle permet de garantir l’accès aux soins des plus démunis en leur offrant une protection complémentaire. Elle les dispense de l’avance des frais. Elle permet la prise  en charge du ticket modérateur, du forfait journalier et du panier de biens : forfait pour optique, prothèses dentaires, traitement orthodontique, prothèses auditives.
Si la condition de résidence est similaire à celle relative à la CMU, les conditions de ressources répondent à des critères différents. De plus, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a précisé l’articulation de la CMU-C avec le parcours de soins coordonnés.


DISPOSITIONS PRINCIPALES CMU-C:

. Protection complémentaire ;
. Résidence stable et régulière ;
. Ressources mensuelles de l'ensemble du foyer inférieures au plafond


PLAFOND DE RESSOURCES AU 1er JUILLET 2008
- Une personne : 621 €
- 2 personnes : 931 €
- 3 personnes : 1 117 €
- 4 personnes : 1 303 €
 Par personne supplémentaire : 248 €


FORFAIT LOGEMENT MENSUEL (en % du RMI):
- Une personne : 53,70 €
- 2 personnes : 107,50 €
- 3 personnes et plus : 133 €


 L'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS)



Dispositions principales :
- résidence stable et régulière
- ressources supérieures au plafond d'octroi de la CMU-C d'au plus 20%

PLAFOND DE RESSOURCES AU 1er JUILLET 2008
- Une personne : 745 €
- 2 personnes : 1 117 €
- 3 personnes : 1 340 €
- Par personne supplémentaire : 298 €
- 4 personnes : 1 564 €


MONTANT DE L'AIDE :
- Personnes de moins de 25 ans : 100 €
- Personnes de 25 à 59 ans : 200 €
- Personnes de 60 ans et plus : 400 €

FORFAIT LOGEMENT MENSUEL (en % du RMI):
- Une personne : 53,70 €
- 2 personnes : 107,50 €
- 3 personnes et plus : 133 €



 Soins de podologie remboursés pour les personnes à risques



Depuis le 24 mai 2008, l’Assurance Maladie rembourse les séances de soins et de prévention réalisées par des pédicures podologues conventionnés, pour les diabétiques dont les pieds présentent des risques élevés de lésions ou des blessures importantes.
 
Le diabète est à l'origine de problèmes vasculaires sérieux qui peuvent entraîner une perte de sensibilité des pieds. Ainsi, une personne diabétique peut ne pas se rendre compte que ses pieds sont atteints par une lésion. Non traitée, celle-ci peut s'infecter et causer un ulcère entraînant une hospitalisation et dans les cas les plus graves, une gangrène pouvant parfois conduire à une amputation.

 



Ø Prévenir les risques de complications les plus élevés

 
Les risques encourus par les pieds des diabétiques ont été évalués par un groupe de travail international. Ils sont répartis selon une graduation de 0 à 3. Les risques de complications graves augmentent de façon importante chez les patients diabétiques des grades 2 et 3 (exemple : personnes présentant une absence de pouls du pied ou avec un antécédent d'ulcération ou d'amputation...).
C'est pour prévenir et soigner ce type de risques que l'Assurance Maladie rembourse désormais les soins et les actes de prévention réalisés par les pédicures podologues conventionnés auprès de ces patients.
 
Si vous êtes diabétique, soyez vigilant si vos chaussures rencontrent une usure anormale ou si vos pieds sont blessés ou ulcérés, et que ces plaies sont peu douloureuses. Consultez votre médecin traitant qui saura vous conseiller et vous prescrire, si nécessaire, des soins de pédicurie-podologie. Il vous indiquera également si ces soins peuvent être pris en charge par l'Assurance Maladie en fonction du niveau de risque que vous présentez.
 


Ø Quels sont les soins pris en charge ?
 
Dans ces cas l'Assurance Maladie peut prendre en charge chaque année :
- 4 séances maximum de soins et d'actes de prévention, si vous présentez des lésions des pieds de grade 2 ;
- 6 séances maximum de soins et d'actes de prévention, si vous présentez des lésions des pieds de grade 3.
 
Ces séances sont prescrites par votre médecin traitant ou votre diabétologue et réalisées par un pédicure podologue conventionné, formé et équipé pour cela.
 
Au cours de la première séance, le pédicure podologue réalise un bilan complet de vos pieds pour déterminer leur sensibilité et établir un programme de soins adaptés avec votre accord. Il s'agit de repérer et de traiter les lésions à un stade précoce pour éviter les complications.
Exemples de soins : traitement de fissures ou écorchures de la peau, suppression des durillons, etc.
Le pédicure podologue vous délivre également des conseils de prévention, notamment pour le chaussage, celui-ci ne devant pas favoriser l'apparition de lésions, de durillons etc. 


 
Ø Quel remboursement ?
 
Le tarif de chaque séance est fixé à 27 euros. Elle est remboursée à 60% ou à 100% si vous êtes déjà pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie.
Le pédicure-podologue ne peut pas vous facturer de dépassements d'honoraires pour ces séances.
À noter : ces séances ne peuvent pas se faire à domicile. Le pédicure-podologue est tenu de réaliser les séances à son cabinet afin de respecter de bonnes conditions d'hygiène et de sécurité.


Décision du 4 mars 2008 de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l'assurance maladie (JO 23 mai 2008)
Avis de la Haute Autorité de santé « Séances de prévention des lésions des pieds chez le patient diabétique, par le pédicure-podologue » (11 juillet 2007).


Source article: www.ameli.fr

 
 
 
 
 
 


 


 


 


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